Date de livraison Décembre 2011
Designation Reconstruction de l'Ecole Elémentaire Jules Verne située à Vitry-Sur-Seine
SU 2023,4 M2
MO Ville de Vitry-Sur-Seine
Architectes Mandataires Atelier d'Architecture et d'Urbanisme Marjolijn Boudry & Pierre Boudry
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Une parcelle de paysage liaisonnant les espaces environnants par une continuité lisible du relief du projet.

L’implantation et l’architecture en serpente de l’équipement permettent de s’affranchir des nombreuses contraintes et nuisances tout en respectant l’environnement proche et en projetant/apportant, pour la nouvelle Ecole élémentaire Jules Verne un véritable confort d’ensoleillement, de vue et d’acoustique.
Un dialogue prégnant s’instaure avec la quartier (échelle locale), avec le Parc (échelle urbaine), avec la Coulée verte (échelle territoriale) en privilégiant des continuités visuelles et végétales au cœur du projet : alignements d’arbres, toiture plantée – espace de perception visuelle en cinquième façade pour les tours, cône de visibilité traversant l’établissement grâce à des transparences construites, …

Ce mouvement sinueux permet d’acheminer le Parc au pied des tours et par la même occasion d’y intégrer la végétation existante de la cour. Des plantations complémentaires viennent souligner ce mouvement.

La serpente permet aussi de décliner en continuité trois façades identifiables et différenciées traitant chacune une interface particulière avec le paysage. En effet, l’établissement est au croisement de trois paysages : le territorial, l’urbain et le local.

La façade Nord(-Est) est l’amorce et le support de la descente du parc vers le pied des tours. Elle contient un faisceau de baies longilignes préservant l’intimité de l’école vis-à-vis des tours et octroie ainsi une perméabilité relative.

Le pignon Sud(-Est) est une loge ouverte pour la salle d’art plastique et audiovisuelle sur la future coulée verte qui liaisonne les différents parcs départementaux. Il s’agit d’un cône de visibilité.

La façade Sud(-Ouest) consiste en l’accroche forte du projet au terrain comme un ouvrage d’art et dégage/cadre une large vue du parc vers le cœur de l’établissement. De son assise en contrebas, le préau soulève et détache petit à petit le sol et l’amène en toiture selon un mouvement continu et calme, s’inscrivant parfaitement dans le vocabulaire spatial existant des talus, pentes et plates-formes habitées.

L’école s’affranchit des tours de par son implantation et son organisation. Elle est implantée tel un filtre entre les tours et la cour de récréation orientée vers le futur parc public.

Le bâtiment travaille les proportions à l’échelle des enfants.