L’origami en mouvement : un projet tenu par sa dimension culturelle
L’architecture tire parti du site proche et de son histoire.
C’est la présence de lieux particuliers et remarquables comme la piscine Art DECO réalisée par Paul HANOTE et protégée au titre des Monuments Historiques ; et l’ensemble des aménagements contiguës à cet équipement - le « stade-parc » - avec ses clôtures et ses grilles, le parc Roger-Salengro, le kiosque, le stade, … qui transcrivent l’histoire du lieu et une volonté urbaine forte, déjà en 1931, de valoriser le bien être des habitants qui travaillaient durement à la mine.
Cette volonté urbaine forte est poursuivie au cœur du projet en tirant parti des atouts du site – ses arbres existants – et du contexte à venir pour inscrire le nouveau groupe scolaire « dans son temps ».
Le projet déroule son programme en boucle par poches fonctionnelles bien identifiées ; entremêlant l’intérieur avec l’extérieur, le construit avec le végétal ; filtrant les continuités visuelles dans l’épaisseur spatiale d’un grand loop plissé : l’ « origami en mouvement ».
Les articulations formelles du mouvement permettent d’introvertir ou d’extravertir le projet, de l’ouvrir sur le quartier ou le grand paysage et à la fois de s’en protéger.
L’Origami en mouvement : Un volume à vivre, une expérience de l’espace et de la forme
La volumétrie est un ensemble cohérent, homogène, protecteur. Un origami, à l’intérieur duquel les différentes échelles sont déclinées : du lieu de rassemblement, à l’unité des petits « la maison dans la maison ».
La volumétrie s’établit et se transforme en R+1 progressivement. Elle intègre parfaitement la future salle de sport tout en permettant son phasage en tranche conditionnelle. Elle exprime par sa forme son statut d’équipement public vis-à-vis de l’espace urbain.
L’espace y est compact pour laisser la part belle aux espaces extérieurs, qui deviennent dans cette nouvelle école des espaces intérieurs.
Deux grands patios organisent l’équipement, ils sont le repère pour les enfants autour desquels gravite leur école.
Ce sont des lieux calmes qui temporisent les fonctions au grès des rythmes et temporalités. La nature y est convoquée au cœur même du mouvement.
Le projet propose une véritable interaction entre les entités aux grès des usages : liens visuels entre petits et grands, double hauteur, rapports avec l’urbain, vues sur patio, expérience de la rampe, vues vers le ciel…
Chaque entité programmatique est clairement identifiée. Les polarités sont accentuées permettant ainsi :
- De marquer des séquences spatiales et architecturales, d’organiser des vues au travers de la parcelle et bien au-delà, de s’inscrire dans une dynamique urbaine et environnementale, de mettre en interaction les grandes lignes de la composition urbaine environnante et les points remarquables du site.
- De rythmer et proposer différents moments et ambiances aux enfants par le biais de cadrages, de lumières, de différentes matières,…
Pour les enfants, c’est une expérience de l’espace et de la forme, des matériaux (brut, lisse), des couleurs, des hauteurs. C’est aussi une prise de conscience du territoire dans lequel ils vivent par un enroulement, une diffraction sur les différents aspects du lieu : la vallée, l’esplanade, le parc, la browsing-line des arbres existants.
Le groupe scolaire est basé sur la diversité, un lieu riche dans sa spatialité, moderne et contemporain pour des enfants bien dans leur tête et dans leur temps.
Le bâtiment est un écrin blanc (métal laqué blanc perforé) compact traversé, ouvert par un espace intermédiaire dit « bande passante » coloré jouant des transparences et des vides et animant l’ensemble du bâtiment.
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